Quand la pop culture américaine nous vend du rêve
Ah, Stranger Things ! Cette série qui a fait chouiner des millions de spectateurs en leur rémémorant leur enfance (ou en leur donnant envie d’avoir une bande de potes aussi cool). Et surtout, cette série qui a remis Donjons & Dragons au goût du jour… mais version américaine.
Parce que soyons honnêtes : en France, on ne joue pas à D&D comme Mike, Will et les autres. Et c’est très bien comme ça.
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1. Stranger Things : quand D&D devient un truc de ciné (et que c’est beau, mais que ça sonne faux)
Dans Stranger Things, D&D, c’est :
- Un groupe de potes hyper soudés qui jouent dans un sous-sol ultra-cool (avec des guirlandes, des posters, et une ambiance dignes d’un film des années 80).
- Des figurines peintes à la main (parce que visiblement, les parents de Mike ont un budget illimité pour les loisirs de leur gamin).
- Un plateau de jeu géant avec des décors dignes d’un studio de cinéma.
- Des sessions épiques où tout le monde est super investi et où personne ne passe son temps à regarder son téléphone ou à se curer le nez.
La réalité française ?
- On joue souvent autour d’une table de cuisine, ou dans la chambre riquiqui d’un pôte, entre deux tartines, un paquet de chips et des odeurs de chaussettes
- Les figurines ? Des dés, des gommes, ou des bouts de papier avec des noms écrits dessus. (« Ce cube, c’est le dragon. Non, attends, c’est le barbare. Enfin, bref. »)
- Le plateau ? Une feuille de papier quadrillée ou un tableau blanc avec des gribouillis.
- L’ambiance ? Entre deux blagues pourries et un joueur qui râle parce qu’il a encore fait 1.
Bref, Stranger Things, c’est du D&D glamourisé. Nous, on fait du D&D vrai. Et c’est bien plus drôle.
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2. Les figurines : le grand fossé culturel
Aux États-Unis, les joueurs de D&D ont souvent des figurines peintes, des plateaux modulables, et des accessoires à gogo. En France ?
On improvise.
- Un bouchon de bouteille = un gobelin.
- Un playmobil = le héros.
- Un post-it = un dragon. (« Il a 12 PV et il crache du feu… enfin, il est censé. »)
Et les figurines officielles ? Trop chères. On préfère mettre 10 balles dans une pizza et des boissons que dans un set de miniatures. Priorités, quoi.
Résultat : nos donjons ressemblent à un mélange entre un champ de bataille et un atelier de bricolage. Et franchement, c’est bien plus fun.
3. Le jeu de rôle : en France, on déconne (et c’est assumé)
Dans Stranger Things, les persos de D&D sont sérieux, stratégiques, et super héroïques. En France, on a une approche un peu différente :
- Le barbare ? C’est Jean-Kévin, qui charge tête baissée en hurlant « POUR LA GLOIRE LA BIERE ! »
- Le mago ? C’est Pierre, qui passe son temps à essayer de séduire les PNJ (même les arbres).
- Le roublard ? C’est Sophie, qui vole tout ce qui brille… y compris les sous-vêtements du paladin.
- Le clerc ? C’est Marc, qui soigne… quand il ne est pas en train de boire toute la réserve de potions.
Chez nous, le rôle-play, c’est 50% héroïsme, 50% n’importe quoi. Et c’est comme ça qu’on aime ça.
Exemple de session type :
« — Je veux séduire le dragon.
— OK, fais un jet de Charisme.
— J’ai fait un 1.
— Le dragon te gobe. Enfin, il essaie, mais il recrache parce que t’as le goût de la bière et des chips.
— Génial, je suis immunisé contre les dragons maintenant ? »
— Faut pas rêve, non plus. Non, t’es juste indigeste et légèrement trop odorant. »
4. L’ambiance : pizza, boissons et dés qui roulent (par terre)
Dans Stranger Things, les parties de D&D ont lieu dans un sous-sol propre, bien éclairé, avec des snacks healthy (bon, OK, y’a des M&M’s, mais quand même).
En France, une session, c’est plutôt du genre :
- Un appart’ pas bien aéré (ou un garage, si t’as de la chance).
- Des pizzas, des chips, et des canettes de soda (ou de bière, c’est selon).
- Une playlist qui alterne entre BO de films et metal (parce que oui, le combat contre le démon se passe mieux avec du Iron Maiden).
- Des dés qui finissent par terre (et qu’on cherche pendant 10 minutes).
- Un joueur qui s’endort (souvent le soigneur, ironiquement, Eh Fab’ ?).
Et bien sûr, les débats sans fin :
- « Mais non, un troll, ça régénère PAS sous la lumière du soleil, c’est sous la LUNE ! »
— « T’as lu les règles, toi ? »
— « Non, mais j’ai vu un film une fois. »
5. Les règles : un guide, pas une Bible
Aux États-Unis, les joueurs de D&D suivent souvent les règles à la lettre. En France, on considère le manuel comme une suggestion (parfois).
Exemples :
- Un joueur veut lancer son dé 20 fois de suite parce qu’il est sûr que « le 20 va finir par sortir » ? Pourquoi pas. Il peut aussi faire 1…
- Un autre veut utiliser sa compétence « Cuisine » pour séduire un ogre ? Vas-y, on verra bien.
- Le MJ a oublié une règle ? On improvise. « Bon, ben… le dragon a peur des chaussettes. C’est comme ça. »
Chez nous, l’important, c’est que tout le monde s’amuse. Même si ça signifie que le paladin finit par épouser un blob.
6. Le MJ : entre dieu tout-puissant et victime désignée
Dans Stranger Things, le MJ, c’est un peu le guide sage et bienveillant qui mène ses joueurs vers la gloire. En France, le MJ, c’est :
- Un sadique qui adore voir ses joueurs galérer. (« Vous tombez dans un piège ! Enfin… non, en fait, c’est juste une flaque. Mais vous glissez quand même. »)
- Un improvisateur de génie qui invente des règles au fur et à mesure. (« Ton perso a une allergie aux champignons ? Super, le donjon en est rempli. »)
- Un psychologue qui doit gérer les crises existentielles de ses joueurs. (« Pourquoi mon perso n’a pas d’amis ? « )
- Un héro malgré lui, parce que sans lui, y’a pas de jeu. (Merci, poto.)
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7. En conclusion : Stranger Things, c’est cool, mais le D&D version french touch, c’est mieux !
Stranger Things nous a redonné envie de jouer à D&D… mais à notre manière. Parce qu’en France, on n’a pas besoin de :
- Un sous-sol ultra-équipé pour s’amuser.
- Des figurines à 50 balles pour imaginer nos persos.
- Un scénario ultra-sérieux pour passer un bon moment.
Nous, on a :
- Des potes (même s’ils sentent un peu).
- De l’imagination (et des dés qui roulent n’importe où).
- Un sens de l’humour (parfois un peu gras) qui transforme chaque partie en session mémorable (ou pas).
Alors oui, Stranger Things, c’est bien. Mais une partie de D&D à la française, avec ses improvisations, ses blagues pourries et ses moments de génie collectif… ça n’a pas de prix.
Et vous, votre pire souvenir de partie de D&D ? (Ou votre meilleur coup de dé ? On parie que c’est un 1.)